Au musée des Beaux-Arts de Chartres, est exposée une huile sur toile, de Philippe-Auguste Jeanron, « Scène de Paris », de 1833, illustrant la pandémie de Choléra, qui impacta toutes les villes d’Europe. Ce n’est qu’en 1884 que le médecin Allemand Robert Koch , identifiera le bacille à l’origine de la maladie. Ce n’est que beaucoup plus tard que l’on apprendra que l’origine du mal se situe dans la consommation d’eau souillée par les déjections de personnes infectées.
A la fin du XIXème Siècle les réseaux d’égouttage et d’assainissement se développent en France, la collecte et l’éloignement des eaux usées des lieux de vie deviennent un enjeu sanitaire, sous l’impulsion des « hygiénistes » (Pasteur) et des grands aménageurs urbains (Hausmann).
Les Anglais développeront les premiers procédés d’épurations intensives à partir de 1914.
Les premiers développements massifs des stations d’épuration en France aura lieu dans les années 60.
Pendant des siècles, la population chartraine s’est alimentée en eau sans aucun traitement préalable…
En 1948 : Construction d’une station d’épuration à Lèves, au bord de l’Eure, l’une des premières en France,
En 1963 : Travaux de modernisation de la station,
En 1995 : Restructuration de l’ensemble de l’usine, avec une capacité de traitement portée à 85 000 équivalent-habitants (EH),
De 2004 à 2007 : Travaux d’aménagement de l’usine de Lèves portant sa capacité à 128 00 équivalent-habitants (EH).
2005 : Décision de l’étude d’une nouvelle station d’épuration.
2014 : Début de la construction par Aqualter Construction de la station d’épuration de la Mare Corbonne, sur la commune de Mainvilliers.
2017 : Mise en eau de l’usine de la Mare Corbonne, 160 000 équivalent-habitants (EH), extensible à 200 000 équivalent-habitants (EH).
2018 : Démolition de l’usine de Lèves.
Station d’épuration de Chartres
usine de traitement pour l’urbain
(160 000 « équivalents-habitants »)
autres stations d’épuration
postes de relèvement
de réseau dont 44,18 km curés à titre préventif et 8 971 mL inspectés par caméra
d’eau usée traitée
Les eaux usées, issues de notre consommation quotidienne (vaisselle, douche, toilettes, etc.) sont chargées de polluants divers. Elles doivent donc être traitées avant leur rejet dans le milieu naturel.
Une fois collectée, l’eau usée est traitée dans une Station de Traitement des Eaux Usées (STEU), suivant divers procédés, afin de la débarrasser de sa pollution solide et dissoute.
Chartres métropole dispose de 27 stations de traitement des eaux usées réparties sur le territoire et pouvant traiter les eaux de différentes communes. On distingue plusieurs types de traitement :
L’eau traitée est rejetée au milieu naturel et la pollution dissoute est transformée en « boues ». Ces dernières sont évacuées vers différentes filières de valorisation : utilisation agricole (épandage, compost) ou incinération.














La nouvelle station d’épuration de la Mare Corbonne a été officiellement inaugurée le 27 septembre 2017.
Après une longue période de procédures complexes, les travaux de construction, lancés en octobre 2014, ont été achevés par Aqualter Construction le 20 mars 2017.
Quinze hectares de terrains, quatre bassins pour le traitement des eaux, six sécheurs solaires pour traiter les boues : Conçue pour se fondre dans le paysage, elle traite les eaux usées de 160 000 «équivalents-habitants». Cela correspond à l’eau utilisée par les plus de 125.000 habitants des douze communes concernées, mais aussi celle rejetée par les entreprises implantées sur le territoire. La station pourrait, si besoin, gérer jusqu’à 200.000 équivalent habitants.
Elle a pris le relais de celle de Lèves, devenue obsolète, de manière tout à fait imperceptible pour les usagers.
Chartres métropole dispose désormais d’un outil moderne, doté des dernières technologies techniques et innovantes, respectueux de l’environnement et dont l’architecture se fond parfaitement dans le paysage.
Parcours de visite
La station est dotée d’un circuit extérieur, accessible librement. Nous vous invitons à faire cette promenade pendant laquelle vous pouvez découvrir ces panneaux pédagogiques à destination des petits comme des grands.
« Les lingettes ne doivent pas être jetées dans les toilettes, mais dans les poubelles car elles causent de graves dysfonctionnements dans le réseau d’assainissement en obstruant les postes de relèvement et en empêchant les eaux usées de s’écouler. Les risques sont les suivants : remontées d’eaux usées dans les habitations, accumulation de gaz dans les réseau d’assainissement collectifs (avec une mise en danger du personnel d’exploitation), pollution du milieu naturel »